Fondateur de Jeunesse- Lumière

       En 1981, après de longues années en Afrique  puis  en  ermitage,    Daniel-Ange perçoit  un appel  pressant à porter  l' Evangile  au   monde de la jeunesse.  Une évidence l’habite : les premiers témoins de Dieu pour les jeunes, ce sont les jeunes eux-mêmes ! Intuition rejoignant la certitude si souvent affirmée de JP II : "vous, les jeunes, vous êtes les premiers apôtres et évangélisateurs du monde de la jeunesse".

 

         D'où l'urgence de susciter, puis de former de jeunes apôtres de l'Amour et de la Vie, pour les lancer sur les routes de la mission, avec la particularité d'une alternance entre temps de désert  et de mission : retirés dans la montagne pour  contempler Dieu, envoyés dans la  plaine à  la  rencontre des jeunes, en priorité les plus loin de l’Eglise.

 

Depuis vingt ans, Daniel-Ange partage son temps entre :

 

1. Des retraites en ermitage.

 

2. Son ministère quotidien à Jeunesse Lumière.

 

3. Des missions mensuelles de 8 –10 jours à travers le monde ( plus de 200 dans 40 pays différents). Priorité y est donnée aux jeunes, ainsi qu’aux retraites de prêtres, religieux et séminaristes.

 

4.  L'écriture  : Auteur de près de 50 ouvrages, soit de théologie spirituelle, soit d' ’évangélisation des jeunes, la plupart traduite dans une dizaine  de langues.  Il collabore régulièrement avec  divers journaux et  revues. Dans ses livres et   articles il  veut  étancher notre  soif de  beauté et de vérité aux  sources vives du double courant –   oriental  et occidental - de la Tradition toujours jeune de l’Eglise. C’est pourquoi il s'’investit dans un travail de communion entre les Eglises-sœurs Catholique romaine, Catholique orientale et Orthodoxe, se rendant chaque année dans l’'un ou l’autre pays de l’Europe de l’'Est, et reçoit à Jeunesse Lumière des jeunes Orthodoxes avec la bénédiction de leurs prêtres. 

 

       

 

Témoignage  (KTO.mai 2012)

Le 24 avril 2009

l'Université catholique Jean-Paul II de Lublin (Pologne)

décerne au P. Daniel-Ange le titre de

Doctor Honoris Causa

  

" L'université Catholique Jean-Paul II, désire exprimer ainsi sa considération et sa profonde reconnaissance à ce prêtre amoureux de l'Amour divin, qui, à travers ses initiatives missionnaires et son ardente activité pastorale, prêche l'espoir aux jeunes, en leur montrant la plénitude de l'Evangile qui exige la vérité et libère l'amour."

Mgr A. Siemieniewski, Professeur à la faculté de théologie pontificale de Wroclaw présente l'oeuvre de Daniel Ange en ces termes :

  

"La clef de l’œuvre

         L'œuvre de Daniel-Ange ne relève pas de la réflexion scientifique traditionnelle, rythmée par la succession logique des arguments. Dans la plupart de ses textes, l'auteur cherche plutôt à interpeller son lecteur et le toucher par une description vive et passionnée de la réali­té. Il s'agit chaque fois d'une réalité perçue avec les yeux d'un chrétien engagé, et chaque fois, derrière la description de l'état de choses actu­el et pathologique, transparaît une autre vision, celle de la réalité dési­rée, assainie par l'action de la puissance divine. Ce genre de vision, il est habituel de l'appeler prophétique. Il me semble que dans le cas de Daniel-Ange, il n'est pas exagéré d'employer ce terme.

    L’engagement émotionnel de l'auteur ne signifie pas pour autant qu'il prône un anti-intellectualisme. Bien au contraire, «si tu veux être témoin, sois théologien»', proclame Daniel-Ange. Et il rappelle en outre : la théologie, c'est la sainteté de l'esprit. Voilà pourquoi ses textes sont parsemés de citations de théologiens qui sont en même temps des saints : des pères de l'Eglise, d'abord, et des grands doc­teurs des siècles passés. Et si l'on y trouve également des paroles des auteurs contemporains, comme Mère Thérèse de Calcutta ou Jean Paul II, c'est parce qu'elles s'appuient sur l'autorité d'une sainteté éprouvée sous les yeux du monde entier.

        Enfin, Daniel-Ange fait par­fois entendre les voix des jeunes, qu'il s'agisse des témoins de la Bon­ne Nouvelle, appelant la sainteté par les expériences déchirantes de leurs vies, oudes personnes livrant les témoignages de leurs premiers contacts avec la sainteté. «On ne devrait parler de la Sainte Trini­té autrement qu'agenouillé, et surtout en fléchissant les genoux du Cœur, à l'abri de tous les regards» C'est pour cette raison que la pen­sée de Daniel-Ange se distancie de la doctrine des «théologiens de la suspicion». Comme il remarque avec justesse, «les enfants de l'Eglise ont été déstabilisés davantage par certains théologiens libéraux que par les enfants de l'Ere du Verseau».

        Quels sont les principaux aspects de cette théologie engagée, exis­tentielle et ecclésiale ? D'une manière très générale, on peut indiquer quatre grands courants dans la pensée de Daniel Ange, lesquels se manifestent aussi dans ses écrits. Tout commence chez lui par la  fascination de la Source, c'est pourquoi il confère une valeur fondamentale à la connaissance, à l'adoration et à la glorification du mystère le plus profond de la foi chrétienne, celui de laSainte Trinité. Il passe ensuite à l'Eucharistie qui est la manifestation la plus intense de la Présence de Dieu au sein de son peuple. A partir de ce sacrement, il s'avance vers la réalité de l'Eglise — sainte grâce à la sainteté qui lui a été offerte par Dieu et pécheresse à cause des péchés commis par ses membres. Ce qui fascine particulièrement Daniel-Ange à l'intérieur de l'Eglise, c'est la perspective d'une unité spirituelle entre les catho­liques et les orthodoxes.

         Le quatrième et le dernier élément à évoquer, c'estla mission que l'Eglise ainsi conçue doit accomplir de nos jours : celle de prêcher l'espoir aux jeunes. Il s'agit par là de prêcher l'Évangile tout entier, c'est-à-dire celui qui exige la vérité aussi bien que celui qui libère l'amour. On ne saurait ne pas évoquer d'ores et déjà, à titre d'exem­ple, Le Pâtre blessé, l'ouvrage tellement connu et tellement profond dans son contenu, bien que simple dans sa forme.

         Lorsqu'il évalue la condition de la société post-chrétienne occi­dentale, Daniel-Ange s'exprime avec une étonnante franchise. L’ « or­phelinage » du monde, dont il était question au début, est dû surtout à l'impossibilité d'accès direct à Dieu le Père et, par conséquent, à l'absence de la cordialité familiale dans les relations interhumaines. On ne saurait pourtant aider l'orphelin enlui rappelant à haute voix et avec insistance qu'il est délaissé. Ce qui importe, c'est plutôt de lui indiquer le chemin du foyer familial.

          Le peuple des témoins, c'est l'Eglise de Dieu qui proclame : «Mais quand le moment fixé fut arrivé, Dieu envoya son Fils : il naquit d'une femme et fut soumis à la loi juive, afin de délivrer ceux qui étaient soumis à la loi, pour que nous puissions ainsi devenir fils de Dieu. Pour prouver que vous êtes bien ses fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils, l'Esprit qui crie : Mon père ! Ainsi, tu n'es plus esclave, mais fils» (Gal 4.4-7). L’Eglise rappelle aussi que c'est en effet par le Christ que nous tous, Juifs et non-Juifs, nous pouvons nous présenter devant Dieu. Par conséquent, vous les non-Juifs, vous n'êtes plus des étrangers ou des gens venus d'ailleurs ; mais vous êtes maintenant concitoyens des membres du peuple de Dieu et vous appartenez à la famille de Dieu» (Eph 2, 18-19). Le mes­sage théologique de Daniel-Ange doit être interprété ainsi avec cette clef-là, c'est-à-dire comme le diagnostic d'une maladie et comme la découverte d'un remède, tout en sachant qu'il faut toujours prendre comme point de départ l'aspect le plus connu de son œuvre, à savoir l'aspect pastoral.

Un diagnostic émouvant et un remède efficace

        «Va placer un guetteur, qu’il annonce ce qu'il verra !» (Es 21,6), voici la première étape de la mission théologique que Daniel-Ange tâche d'accomplir. Le chrétien est pour lui le guetteur d'Esaïe, et le lieu où doit se réaliser sa vocation, c'est un poste de garde, un observatoire — c'est dans cette formule que se résume la trilogie pasto­rale de notre Auteur. Les trois volumes successifs qui reprennent le motif du guetteur s'articulent d'abord en un diagnostic de «la nuit du monde» («Veilleur, où en est la nuit [...I ?» — Es 21,11) exprimé dans Guetteur ! Le cri de la nuit, l'entends-tu ? (1993). L’appel dramatique de ce titre se trouve amplifié par l'autorité de l'archevêque Christoph Schönborn de Vienne, auteur de la préface. Jean Vanier, une autre grande autorité, quoique de caractère différent, a préfacé un autre ouvrage de notre Auteur, Les Noces de Dieu où le pauvre est Roi paru en 1998.

          Mais Daniel-Ange ne s'arrête pas dans sa perception du monde à cette nuit que constitue selon lui la culture de la mort. D'où la né­cessité d'un deuxième volume qui incite à percevoir la lumière de l'aube : Guetteur ! Les feux de l'aube, les vois-tu ? (1995), ouvrage qui s'inspire à d'autres paroles du veilleur d'Esaïe : «Et le veilleur répond : Le matin vient» (Es 21,12). En effet, les signes de l'espérance se font entendre mieux que les mauvais présages de la culture de la mort : ces signes se traduisent aussi bien par les foules innombrables de jeunes gens réunis autour de Jean Paul II que par des millions d'actes indi­viduels de la foi courageuse et généreuse évoqués et décrits dans ce livre. Le tout est couronné d'une question : «Guetteur ! L'éclat du jour l'attends-tu ?».

         La trilogie que nous venons d'évoquer a préparé d'une certaine manière l'appel de Jean Paul II lancé lors de la XVIIe Journée mon­diale de la jeunesse à Toronto en2002 : «Quand la lumière s'affaiblit ou s'éteint, nous ne voyons plus distinctement le monde autour de nous. Au cœur de la nuit, nous risquons d'être saisis par l'angoisse et de nous sentir menacés ; nous attendons alors impatiemment l'avè­nement de l'aube. Chers jeunes gens, c'est à vous d'être les guetteurs du matin (cf Es 21 1 1-12)qui annoncent la venue de ce soleil qu'est le Christ ressuscité». Ainsi la voix de Daniel-Ange peut-elle être dé­finie comme prophétique, puisqu'elle interprète les problèmes essen­tiels de la vie chrétienne et qu'elle formule des réponses sanctionnées par la Bible et pourvues d'un ancrage ecclésial. «Ce livre est un mo­deste cadeau pour mon Eglise bien aimée», a-t-il écrit dans la préface àL'Etreinte de feu en 2000. Cet aveu vaut sans doute pour l'ensem­ble de l'œuvre de Daniel-Ange. L'émerveillement devant les résultats de recherche des facultés théologiques caractérisée par la course aux nouveautés n'est que faiblement marqué, en revanche, on y trouve de nombreuses citations empruntées au Moyen Age byzantin, aux mystiques de tous les siècles de l'Eglise, à Jean Paul II, tout cela étant constamment baigné de lumière de la parole divine des Écritures. On y reconnaît aisément les modèles de tous ceux à qui Daniel-Ange a puisé, par exemple celui de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, que l'on a appelée Apôtre et Martyre, et à qui on se réfère au début du XXI' siècle davantage qu'à la fin du XIXe. Notre Auteur a d'ailleurs lui-même opéré le rapprochement prophète=guetteur=pasteur, bien qu'il vise là d'autres et non lui-même.

         Il utilise à plusieurs reprises des métaphores médicales : le cancer de la peur et de la solitude, l'atrophie de l'ossature sociale (due à la dénatalité), la gangrène de l'érotisme et du mensonge — voilà le dia­gnostic de la société contemporaine lequel vise d'abord l'intérieur de l'homme (la solitude), ensuite son environnement social (la chute dramatique des naissances) et les relations interhumaines.

         L'inestimable don de la pensée théologique de Daniel-Ange ne tient pas à la rigueur du raisonnement, mais plutôt à la mise en relief des pensées-perles comme par exemple celle-ci, provenant du Liban en guerre : «je suis handicapé corporellement pour toute la vie, mais heureusement mon âme, elle, n'est pas handicapée». C'estun véri­table art de la vie chrétienne que de savoir capter de telles voix dans le tumulte du monde contemporain ; c'est une qualité précieuse de l'esprit théologique que de les noter et les intégrer dans un ensemble cohérent des signes de l'espérance évangélique ; c'est un grand mé­rite, enfin, que de nous les transmettre à travers une œuvre foison­nante qui ressemble si souvent à un journal spirituel. Cette œuvre ne laisse pourtant transparaître aucun égotisme qui accompagne parfois ce genre d'écrits, parce qu'il s'agit là d'un enregistrement non pas des expériences propres de l'auteur, mais des expériences du monde. Ce journal, si c’en est un, définit en fait l'état d'âme de notre civilisation selon une optique profondément chrétienne. Si l'auteur y note les manifestations de la culture de la mort, ce n'est pas sous la forme des tableaux fournissant des données statistiques, mais plutôt sous la forme des sensations d'un cœur endeuillé : «Une école catholique en Suisse : l'année dernière, quatre suicides sur 1200 élèves. Quatre familles d'effondrées ! Quatre classes sous le choc !»

Vers les profondeurs silencieuses

        Les amoureux de l'amour — cette désignation que Daniel-Ange rap­porte à autrui rayonne aussi dans bon nombre de ses propres travaux. L'étreinte de feu (2000) est une sorte de manifeste littéraire d'un prê­tre amoureux de l'amour de Dieu. Daniel-Ange retrouve cet amour dans les témoignages de la foi donnés par L'Eglise orthodoxe, incar­nés d'une manière emblématique dans l'icône de la Sainte Trinité de Roublev, mais visibles aussi dans la vie des martyres russes et dans celle des croyants de tant d'autres pays de l'Est. L’oecuménisme de l'auteur est complètement privé d'éléments idéologiques, caractéristiques de milieux contestateurs. Il se fonde sur la foi et sur l'expérience com­munes, surtout sur l'expérience des martyrs du XXe siècle. C'est ainsi que Daniel-Ange nous révèle l'harmonie des voix chrétiennes appar­tenant à différentes traditions de la spiritualité. «Quand je rencontre mes frères «reformés» ou «orthodoxes» — cette grâce m'a d'ailleurs été accordée dès mon enfance — j'aime entendre une symphonie unique tout en distinguant les parts exécutées par chacun». Il sait se réjouir des succès de l'évangélisation de Billy Graham, ainsi que des pèlerina­ges massifs des jeunes à Taizé, «lieu où il n'y a rien d'intéressant à voir, mais où il y a tant de choses à entendre». Il ne s'agit donc pas là d'un œcuménisme issu des prémisses logiques, mais plutôt d'un œcumé­nisme résultant de l'admiration vouée à la présence du Christ dans les frères dans la foi, eux aussi embrassés dans l'«étreinte de feu» divine.

        L'œuvre littéraire de Daniel-Ange est incontestablement celle d'un charismatique qui semble enivré par le Saint-Esprit, mais cet enivrement — conformément à la Tradition de l'Eglise — est un enivre­ment sobre. Rien ne résume mieux ces milliers de pages, de style vif, poétique, émouvant et en même temps profondément théologique et ecclésial, que les paroles de cet hymne :

      Cristusque nobis sit Gibus, potusque noster sit rides

      laeti bibamus sobriani ebrietatem Spiritus.

     «Buvons avec joie cet enivrement sobre de l'Esprit »

       La joie du sa­lut, la sobriété de la pensée, l'enivrement par le Saint-Esprit semblent être des fils conducteurs de l'œuvre de Daniel-Ange. Nous utilisons ici le mot «œuvre» non seulement dans son acception la plus tradi­tionnelle, c'est-à-dire comme l'action d'écrire des livres, mais aussi dans un sens plus large, comme l'activité pastorale à laquelle ce mot me semble très bien convenir. L'exergue du livre Les Noces de Dieu où le pauvre est Roi (1998) nous invite à travers les paroles de Rashi : «Frères bien-aimés, laissez-vous enivrer par Dieu». Avec Daniel-Ange, laissons-nous donc enivrer par l'Esprit, tout en sachant que cet eni­vrement est sobre.

         En honorant le père Daniel-Ange du titre de docteurhonoris cuasa, le Sénat de l'Université Catholique de Lublin Jean Paul II prend une décision parfaitement juste. Les autorités de l'Université Catholique de Lublin veulent ainsi reconnaître et apprécier la grande influence que le père Daniel-Ange a exercée sur le milieu théologique polonais, aussi bien sur le plan scientifique que dans la dimension pastorale. C'est donc avec la plus grande estime qu'il faut accepter cette déci­sion par laquelle s'exprime la vive gratitude envers celui dont l'in­fluence bénéfique a marqué la formation intellectuelle et pastorale d'un si grand nombre de personnes en Pologne."

                                                                           Traduction : Witold Wolowski

 

 

 

Doctor Honoris Causa

de l'Université 

Jean-Paul II à Lublin

(Pologne)

     

 

 

 

Daniel Ange, de nationalité belge,  est né à Bruxelles en 1932 de mère Belge et de père Français.

Ecole primaire en Suisse. Temps de guerre en Corse et en Vendée. Ecole secondaire en Angleterre.

1950 : il  entre chez les Bénédictins à Clervaux ( Grand Duché de Luxembourg )

1952 : Philosophie au grand séminaire d' Aix-en-Provence.

1954 : Service militaire comme infirmier à l’hôpital de Liège.
1955 : Stage chez les petits frères de Jésus, à S. Maximin, sur les traces de Charles de Foucauld.

1957 : Participe à la fondation d’une Fraternité de vie monastique simple, la Vierge des pauvres, dans les Landes. Etudes théologiques chez les dominicains à Toulouse.

1958 : Départ pour le Rwanda. Implantation de la Fraternité à la Crête Congo-Nil, puis dans une île  du lac Kivu. Il y reste 12 ans et en reviendra profondément marqué par ce très beau peuple. Après le génocide, il y est retourné plusieurs fois recueillir des témoignages de première main sur les nombreux actes de pur héroïsme, dont les splendeurs ont illuminé les horreurs (comme il l'avait fait pendant la guerre civile au Liban). Dès 84, l'évêque Ordinaire du lieu lui a demandé de participer à la Commission d'Enquête théologique sur les apparitions mariales de Kibeho (officiellement reconnues en 2000)

 
1971 : Retour en Europe. Théologie à l’université catholique de Fribourg. Rencontre du Renouveau Charismatique et de ses communautés nouvelles, en leurs débuts.

1975 : il rejoint la Fraternité  " Demeure Notre Père" (Ardèche)

1976- 84 : Années en ermitage, dans l'arrière-pays des Alpes du Sud.  Il y écrit ses premiers livres, tout en gardant les brebis du berger voisin.

Pendant ces années de solitude, Daniel-Ange est bouleversé par une génération en pleine dérive, et mûrit en lui l’appel à rejoindre les jeunes, surtout les plus loin de l’Eglise. Son prieur et son évêque confirmeront l’authenticité de cet appel à vivre une alternance entre temps de vie monastique et temps de missions apostoliques, de désert et de route.

 


 

 

Début du ministère apostolique

 

1979: 1er enseignement (sur Thérèse) lors d'un rassemblement du Renouveau.
1980 : Pour répondre au SOS d'un jeune désespéré, il expérimente  sa première mission auprès de jeunes dans une école d'agriculture de   2 000 élèves.

1981: Il lance des fraternités itinérantes de mission selon l’intuition des « bella brigata » de sainte Catherine de Sienne. Il vit alors une alternance équilibrée de temps en ermitage et de tournées d'évangélisation. Anticipant ainsi l'expérience future de l'école Jeunesse-Lumière.

En fonction de ce nouveau ministère, il est ordonné prêtre par le Cardinal Gantin, légat du Pape, au Congrès Eucharistique international de Lourdes le 23  juillet 1981.


Fondation de l’école internationale d'évangélisation Jeunesse Lumière


1984 : Pendant ces trois premières années de ministère apostolique, une évidence l’habite : les meilleurs apôtres de jeunes sont les jeunes eux-mêmes. Mais pour les envoyer en mission, il faut qu’ils soient disponibles et bien formés. S’inspirant d’une réalité similaire au Canada, il ouvre donc en septembre 1984 Jeunesse Lumière, la première (avec celle de l’Emmanuel à Paray). école catholique internationale de prière et d’évangélisation en Europe L’école, 10 ans plus tard, sera reconnue canoniquement par l’Archevêque d’Albi, comme Association privée de fidèles. Depuis 30 ans plus de 700 jeunes de plus d'une  cinquantaine de  pays différents ont été formés à Jeunesse –Lumière. D’autres écoles Jeunesse-Lumière naissent dans la foulée : à Lodz en Pologne, à Florence en  Italie, et récemment à Cotonou Bénin.  Une fraternité de laïques naît  quelques années après le lancement de l’école : Vie de Dieu propose à ceux qui le désirent de continuer à vivre de la spiritualité Jeunesse Lumière au cœur du monde. Ces réalités ecclésiales    sont rassemblées sous l'appellation de  Communion Jeunesse – Lumière, laquelle sera bientôt reconnue par le Conseil Pontifical des laïcs à Rome.  

 

      3 Semaines par mois, il est tout entier au service de cette école, lui-même se sentant à l'école du Seigneur, à travers ces jeunes de qui il reçoit beaucoup. 8-10 jours par mois, il répond à des appels de mission dans divers pays. Durant ces circuits apostoliques, il reçoit la grâce de rencontrer diverses catégories de personnes : prisonniers, malades, catéchistes, enseignants, enfants, parents, prêtres et séminaristes ( presque chaque année, une retraite leur est réservée), mais surtout les jeunes qui demeurent son option privilégiée, de préférence les 15- 30 ans. Soit dans leurs écoles ou universités, soit lors de rassemblements, festivals, rencontres, retraites, allant de petits groupes favorisant un dialogue, à des stades remplis comme en Italie, au Brésil ou en Afrique, souvent retransmis par la TV.

 

      Ainsi a t-il la joie maintenant de rencontrer les enfants des jeunes à qui il s'adressait 15,20 ans plus tôt ! Les invitations viennent soit par des jeunes, des groupes de prière, différents mouvements, évêques ou parents.

Sa joie, c'est de transmettre : ce qu'il a lui même contemplé en solitude (contemplata aliis tradere : transmettre) ce qu'il a lui-même reçu. De la Grande Tradition de l'Eglise, à travers l'enseignement des Pères, des saints et des papes surtout. Transmettre, d'une manière adaptée aux jeunes, l'essentiel des enseignements de Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI. Transmettre aux générations montantes les témoignages de première main, recueillis auprès des confesseurs de la Foi, lui ayant confié l'expérience des martyrs connus en prison ou dans les camps, surtout ceux de la dictature communiste.

 

       Dès 1989 (en Pologne dès 1981) il a pu sillonner tous les pays de l'ex bloc-Est). Tout cela, autant de trésors de foi et de vie, qu'il se fait un devoir de partager avec ceux qui prennent le relais dans la transmission- tradition de l'Eglise.

     Dans le dynamisme de l'évangélisation des jeunes, il est un ardent promoteur de différentes causes de béatifications d'enfants et de jeunes, partis en "odeur de sainteté". Persuadé du formidable impact de tels exemples à donner aux jeunes de leur âge et de leur génération, cela sans attendre de longues décades, si ce n'est siècle.  Comme ces jeunes n'ont pas de Congrégation pour introduire leur cause, il se fait un devoir d'y sensibiliser les évêques dans les différents pays où il passe.

Il évangélise également à travers les nombreux ouvrages (plus d'une cinquantaine)  déjà parus et traduits en plusieurs langues. A travers ses livres, il sensibilise les jeunes à la beauté de Dieu, à la splendeur de la vie, à la joie chrétienne.

 

     Par ailleurs, ayant été dès l'école primaire en contact avec des chrétiens de différentes confessions ( son meilleur ami est devenu frère de Taizé), il a toujours été ultra-sensible à tout ce qui touche à l'Unité des baptisés, par un œcuménisme, non au rabais à partir d'un minimum commun, mais comme échange de dons pour parvenir à la plénitude de la Vérité - ceci en particulier avec les Eglises-sœurs d'Orient– mais surtout de grandes amitiés avec évêques, prêtres et laïcs orthodoxes ( surtout en Russie, Roumanie, et Liban, ainsi qu'en Occident ) ont marqué sa vie ainsi que des rencontres avec divers membres de la hiérarchie ( cela implique le Patriarche œcuménique, celui de Bucarest, le primat d'Albanie, ou du Mont Liban). P Michel Evdokimov, Boris Bobrinskoy, Olivier Clément ont préfacé plusieurs de ses ouvrages.(L'Etreinte de Feu, ed. du Sarment 2000).

 

      Il entretient aussi des liens de profonde amitié avec nos frères des Eglises catholiques orientales, surtout Melkites et Maronites au Liban, gréco-catholiques en Transylvanie et en Ukraine. (Il a participé au lancement de la chaire d'œcuménisme à l'Université Catholique d'Ukraine en juin 2005) Suite à tous ces contacts, de jeunes orthodoxes ainsi que des jeunes greco-catholiques, avec la bénédiction de leurs prêtres, viennent vivre un an à JL. D'où la construction d'une chapelle de style byzantin et l'indult donné par la Congrégation des Eglises orientales, de célébrer en rite byzantin.

 

      Enfin, il s'est fait un défenseur passionné de la Vie. Surtout dans son extrême fragilité, de sa première éclosion à son couchant naturel. Et la vie étant conditionnée par l'amour, il veut partout "flasher le soleil de Dieu" sur la vie affective. La grande majorité de ses enseignements et exhortations touche ce domaine, délicat mais vital entre tous, rejoignant ainsi les jeunes, quelle que soit leur philosophie ou religion, dans les questions les plus brûlantes qu'ils se posent, relayant ainsi le meilleur des enseignements si fort et consistants mais trop peu connus de Jean-Paul II sur le corps et le cœur.

 

Doctor Honoris Causa

de l'Université Jean-Paul II de

Lublin (Pologne)

Le 24 avril 2009  l'Université catholique Jean-Paul II de Lublin (Pologne) décerne au P. Daniel-Ange le titre de Doctor Honoris Causa

  

" L'université Catholique Jean-Paul II, désire exprimer ainsi sa considération et sa profonde reconnaissance à ce prêtre amoureux de l'Amour divin, qui, à travers ses initiatives missionnaires et son ardente activité pastorale, prêche l'espoir aux jeunes, en leur montrant la plénitude de l'Evangile qui exige la vérité et libère l'amour."

Mgr A. Siemieniewski, Professeur à la faculté de théologie pontificale de Wroclaw présente l'oeuvre de Daniel Ange en ces termes (lire la suite)

Témoignage

Daniel-Ange, moine God-trotter

Famille chrétienne. 30.10.2004

Daniel-Ange, enragé de Dieu

Famille chrétienne. 21.10.2004

Père Daniel-Ange, témoin de lumière

La Nef  . Janvier 2009