L'Enfant du Ciel :

à la poubelle !

 

L'Enfant du Ciel :à la poubelle

 

                                                                                                                             «  Il sera signe de contradiction. »

 

 

 

Un Dieu bébé : intolérable !

            Que le Très Haut en personne, la Transcendance même, ait sucé son pouce dans le sein d’une jeune femme : le pire des blasphèmes. Adorer un bébé comme son Créateur : condamnation à mort immédiate. Pour l’Islam intégriste, c’est logique et cohérent.

            Mais voici l’incohérence absolue, l’illogisme complet : voici que même notre Occident qui doit à cet Enfant l’essentiel de sa culture, de sa civilisation, de son histoire, veut le jeter à la décharge.

             Sur les terres mêmes où il a été tellement vénéré, aimé, adoré, cela pendant 20  siècles non-stop, le voici tout à coup persona non grata. Droit de résidence et même de tourisme interdit. Passeport retiré.  Visa d’entrée en UE refusé. Tu veux l’inviter ? Mais alors incognito, en clandestin, au risque d’une expulsion manu militari n’importe quelle nuit. Au fond, rien de neuf.

            Il faut effacer même son souvenir. Ceux qui ont eu la bêtise de l’héberger dans leur maison commune : passible de prison. Leur crime : l’avoir aimé. Eglises, oratoires, cathédrales, calvaires aux  carrefours ou sur les sommets, et même la petite croix-bijou à ton cou : signes ostensibles intolérables. Ici et là, des musulmans fondamentalistes réclament même que les pharmacies et montres suisses changent ce logo cruciforme. Mais on semble avoir encore plus peur d’une crèche que d’une croix. D’un bébé que d’un crucifié.

 

N’importe quoi, sauf cet intrus !

 

            Une innocente crèche sur une place publique, à la vitrine d’un magasin, quelques santons dans une «  grotte «  de papier, ou au pied d’un sapin : atteinte criminelle à la sacro-sainte laïcité. De même que des cloches à minuit une fois l’an (alors que bientôt le muezzin à 4h ou  5h du matin, tous les jours….. faut être ouvert..)

            Campagne aux USA : crash a crib !  Illustration : un pied botté écrabouillant des santons. Alors qu’au Burkina, les chrétiens construisent de petites crèches devant leur maison, dans la rue, vrai concours de créativité (mais le pourront-ils longtemps avec la radicalisation islamique de ces pays ?)

            Problème : aucune scène de l’histoire n’a autant suscité la prodigieuse créativité des peintres, sculpteurs, iconographes depuis 2000 ans dans tous nos pays. Nos musées en sont remplis. Qu’en faire ? Les régimes communistes l’avait solutionné : interdiction de peindre une mère et son enfant avec une auréole. Et sous les icônes dans les musées (qu’il fallait bien garder pour attirer les touristes) : «  scènes de la mythologie chrétienne. »

            Qu’en Arabie Saoudite le seul mot de Noël soit tabou, forçant les Français à se mettre au verlan : le père Léon : logique, tout le pays étant une mosquée, mais ici même, ce seul mot devient suspect.

                        C’est «  les Fêtes » tout court. Fêtes de quoi ? On ne sait pas. Peut-être du solstice (retour à la case départ, l’empire romain). Ou du nouvel an. Mais problème … le chiffre du nouveau millésime se calcule à partir de quel événement ? Sais pas !

            J’exagère ? En Hollande et Grande Bretagne, au moins 30 %  avouent leur totale ignorance de l’origine de ces illuminations et gueuletons

A Tergate-Bergamo : c’est la «  fête de la joie interculturelle. » A Oxford : » winterlight feast » ( on a essayé d’y interdire les sapins). Au moins, il y a encore de la joie et de la lumière ! Il faut dire que Christmas, c’est pire que Noël : et le Christ et la messe, c’est trop !

            Pire : l’Union Européenne vient de publier un calendrier, tiré à des millions d’exemplaires : toutes les fêtes musulmanes, hindoues, sikhs, juives y sont mentionnées…. (même Halloween) Pas une seule chrétienne. 25 décembre : vide. Jour ordinaire.

            Simple ignorance crasse d’analphabètes ? Ou stratégie perverse d’élimination systématique de cette Foi chrétienne qui fut le liquide amiotique de l’Europe ?

           

           Cela devrait susciter un tollé général de la part des chrétiens, toutes confessions unanimes, ainsi que des hommes ayant un minimum  d’honnêteté de culture et d’éducation. Heureusement, dans la foulée de la courageuse intervention d’une Christine Boutin, le monde politique s’en est ému.

            Tous les moyens sont bons pour prostituer Noël : déjà le bon vieux Père Noël, car alors, facile d’y assimiler l’enfant Jésus : mythe pour gosses. Maintenant, c’est les calendriers de l’Avent, avec le 25 décembre : un préservatif à…. adorer. Dans plusieurs crèches, l’enfant Jésus a été volé et remplacé par un GPS, ou un chat, une souris (l’animal étant supérieur à l’être humain et devant détrôner celui-ci, n’est-ce pas ?), n’importe quoi, mais surtout pas l’Enfant Jésus.  Ou quand l’Enfant reste, Marie est remplacée par un second homme.

Même des chansons populaires, il faut éliminer toute allusion à cet intrus. Une strophe de la chanson populaire de Tino Rossi, Petit Papa Noël, a été rayée : «  c’est la belle nuit de Noël et les yeux levés au ciel, à genoux les enfants, avant de fermer les paupières, font une dernière prière. » : terriblement subversif !

            Opération progressive de black-out : Radio – France ne retransmet plus ni le 25 décembre, ni le 7 janvier (Noël oriental), après 80 ans de fidélité. TF1 a remplacé la messe de minuit par des variétés, etc…

            Rien de nouveau : Hitler pour éliminer Noël en avait déjà fait la fête du solstice rétrogradant au paganisme Aryen. Et comme pour concurrencer Marie, consigne était donnée de fabriquer cette nuit-là un maximum de gosses-chair à canon pour les futures guerres du Reich. Patriotisme nazi oblige !

Pour prostituer la fête, les communistes  en avaient fait la fête du Sapin ( Tchécoslovaquie), de …. l’électricité (Albanie). Pas si mal : lumière et chaleur !

Je propose pour notre Occident : fêtes de l’informatique et du nano-techno.

 

Mais pourquoi ce Bébé suscite t-il la terreur ?

 

            Je pose la question : pourquoi donc ce tout petit fait-il peur à ce point ? Pourquoi le seul mot de Noël devient-il politiquement incorrect ?

            En quoi donc est-il dangereux à ce point ? Qu’a-t-il donc fait de mal ? Pourquoi donc décideurs et idéologues du totalitarisme occidental tremblent-ils devant un bébé ? N’est-ce pas ridicule, irrationnel ? Ont-ils peur qu’il revendique le droit d’être PDG d’une multinationale  ou d’une chaîne TV, donc plus puissant qu’un chef d’Etat ? Et c’est vrai que les petits bergers d’aujourd’hui ont l’outrecuidance de le proclamer : roi (et paradoxalement, même en République, ce mot est coté en bourse médiatique)

Eh bien moi, je vous dis, oui, ils ont raison de paniquer. Car ce Bébé pauvre et fragile, si ordinaire en apparence n’est pas un bébé comme des milliards d’autres. : il a opéré la Révolution plus copernicienne encore que la cosmique. Il est l’unique coupable de la plus révolutionnaire de toutes les révolutions. Et cette Révolution – mine de rien- il l’opère avec des moyens dérisoires. Ses seules armes : son innocence, sa vulnérabilité, sa pauvreté, sa petitesse, et même son silence… Son silence ? Un cri plutôt. Le tout premier des cris d’une vie qui s’achèvera dans un grand cri. Et quel est ce tout premier cri, le cri silencieux de sa seule Présence ?

             Tout ce que tu fais au plus petit de ceux dont je suis maintenant le propre frère, c’est à Moi que tu le fais. Tu le touches, tu Me touches. Tu le blesses, tu Me blesses. Tu le tortures, tu Me tortures. Tu l’élimines, tu M’élimines. Oui, Je suis là, dans le plus blessé, handicapé, rejeté, exilé…

            Et donc d’abord dans le plus petit, le plus faible, le plus vulnérable qui soit : en chaque zygote, fœtus, embryon, nourrisson, bébé, enfant, ado. Je suis là présent. Car J’ai voulu vivre tous ces stades d’existence pour être ainsi physiquement interconnecté à chacun d’entre vous, à chaque seuil de sa vie.

 

 

 

            Cela veut dire : je suis là en chacun des 128 000 embryons actuellement congelés en France. Je suis là en chacun des 220 000 bébés éliminés en France chaque année. En chacun de ces petits vieux, de ces grands malades, de ces personnes handicapées, ne méritant aucun soin sérieux, qu’il faut éliminer en douce : non économiquement rentable !

            Alors, comment manipuler comme je le veux ce plus fragile de mes frères humains, comment concevoir des bébés en éprouvette pour les éliminer ensuite,  pour les triturer pour la recherche sinon les commercialiser pour cosmétiques ? Comment torturer un petit de 3 mois ? Comment classer « sans suite » une maman tuant ses jumeaux, car les étouffant dès la naissance ?

            Comment fabriquer un enfant avec 3 ou 4 mamans biologiques inconnues- gestatrice inconnue, à elle arrachée pour la personne qui a passé la commande et qui peut être un monsieur barbu qu’il faut appeler maman. Tout cela avec le sperme d’un monsieur acheté d’un homme ayant vécu 40 ans plus tôt . Comment laisser tant d’enfants «  orphelins  de parents vivants », écartelés entre eux ? Comment proposer à un enfant de choisir son identité execuelle, puisque c’est kifkif ( transgender clinics).

Oui, comment faire et laisser faire toutes ces aberrations sous  le regard douloureux de cet Enfant-là , sous ses grands yeux qui supplient : «  Pourquoi ?  Mais Pourquoi ?  Quel mal t’ai-je fait ? ». Comment en même temps, reconnaître son existence à Lui, et dénier le statut d’être humain à celui qui ne bénéficie d’aucun « projet parental », sans lequel ce n’est qu’un kyste au mieux, humain.

Comment d’un côté, adorer la Chair de Dieu et de l’autre commercialiser leur chair à eux ?  Comment recevoir le Sang très pur de cet Enfant là, et de l’autre verser impunément le sang des tout petits, et même armer des enfants pour qu’ils le versent (enfants soldats)

            Alors, pour traficoter la vie humaine en toute sérénité, on crie à cet Enfant : ne nous regarde pas ! Comme les geôliers du Père Kolbe, dans sa cave d’Auschwitz, tant la clarté du Ciel se reflétait dans les yeux de cet agonisant. Mais du fond de sa crèche, voilà qu’il continue de poser son regard très doux sur nous, alors que nous avons le torticolis à  nous en détourner. Alors le plus simple – effectivement – est de le zigouiller en douce : une piqure et ce sera fait. Ah ! euthanasier cet étranger de race hybride : d’une mère terrestre et d’un père extra-terrestre. C’est trop loufoque.

            Mais dès qu’on éjecte cet Enfant-là, on ne sait plus qui est un enfant. Parce qu’on a cessé de clamer : «  Tu es bénie… car ton enfant est béni », le zygote n’est plus une personne, mais un amas de cellules indifférenciées. Parce qu’on a cessé d’adorer ce Bébé – unique entre tous- on ne sait même plus quand et jusqu’où il est un être humain.

           

            Ou bien on l’accueille, Lui, et donc, chacun de ses petits frères. Ou bien on les jette tous à la poubelle. Ensemble. Inséparables qu’ils sont. A Lui, comme à eux s’applique la décision- condamnation- sans appel du Livre de la Sagesse :

           

«  Opprimons le juste qui est pauvre, n’épargnons pas la veuve,

            car ce qui est faible s’avère inutile.

            (devenu) un blâme pour nos pensées,

            sa vue même nous est à charge

« condamnons-le à une mort honteuse ! »  (2, 19-20)

 

            Alors, logique oblige, il faut s’attaquer en direct à ses fans. Car qui L’adore, ne peut qu’aimer un enfant, chaque enfant, tous les enfants. Qui l’accueille, Lui, comme son Seigneur, vénère chaque petit comme son Maître et Seigneur et se fait son serviteur. Qui le protège doit les protéger tous et chacun.

           

Coupable d’insurrection et de rébellion.

 

            Effectivement, depuis ce premier Noël, les frères et sœurs de cet Enfant, à cause de Lui, vont entourer, protéger, soigner, bref, aimer, tout être qui souffre, quelle que soit sa souffrance, quelle que soit sa race, religion, nation, se précipiter sur la ligne de front de la bataille contre la misère. Les premiers, et bien souvent les seuls à se donner sans compter pour servir cet Enfant-là en chaque enfant, ce petit pauvre là en chaque petit, en chaque pauvre, quelle que soit sa pauvreté. Et cela sous toutes les latitudes, à toutes les époques, dans les pires conditions, quel que soit le prix à payer, y compris celui du sang, comme en Inde, parce qu’ils osent soigner, éduquer, ces intouchables qu’il faut laisser à leur karma. Mais chut… sujet tabou ! Mais reconnaître cela serait avouer que l’Eglise a été, et est encore aujourd’hui, la première Institution internationale dans le monde scolaire comme dans celui de la santé, à se battre pour les plus déshérités.

            Grâce à cet Enfant, les filles pourront épouser celui qu’elles aiment, et non plus être lynchées en public pour refus de l’homme imposé. Elles ne seront pas lapidées. Et les pècheresses ne seront plus lapidées sur nos places.

            Oui, décidément, cet Enfant a trop bouleversé notre petite histoire. La récré est finie. La parenthèse est fermée.

            L’héritage reçu de cet Enfant est déphasé. C’était bon pour l’ère du Poisson. Mais l’ère du Verseau, celle de la religion de l’ordre mondial va transformer le monde en paradis et donc rendre obsolète la précédente. D’ailleurs, - le saviez-vous ? – la différence entre l’homme et la femme, leur attraction mutuelle – c’est un phantasme judeo-chrétien, c’est culturel, et donc dépassé.

            Mieux vaut la Charia : couper les mains du petits chapardeur, lapider nos filles et sœurs (jamais les garçons) devant l’arc-de triomphe : c’est plus expéditif et épargne les frais de justice et de prison. Zigouillons les personnes non économiquement rentables, donc pas dignes de vivre (unwertes Leben) : et voilà résolu l’insoluble problème des retraites, donc des charges sociales.

            Décidément, cet Enfant est l’empêcheur,  n° 1 de tourner en rond. Bien plus : il fomente l’insurrection de l’Amour et incite à la rébellion contre toute idéologie totalitaire.

            Et ce Petit, il me murmure déjà : Celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse petit comme moi, serviteur avec moi. Ridicule ! C’est saper toute autorité !

Et son cri silencieux est encore «  Aime ton frère, comme moi je t’aime ! » Stupide ! Le chacun pour soi est plus  performant, efficace, rentable. Mais qu’a-t-il à nous faire la leçon, ce Bébé vagissant dans la paille ? L’éliminer, voilà la solution !

 

            Autre raison provoquant la peur de ce Petit. On pressent qu’Il est le seul à pouvoir dynamiter l’immense péché du monde, totalisant les milliards de péchés actualisant aujourd’hui le séisme planétaire du Péché Prototype (dit Originel). Car, dans sa Chair même, il a assassiné haine, jalousie, orgueil, égoïsme, impureté, bref, tout ce qui à 90 % cause et engendre la souffrance humaine. Alors, pour ceux qui ont intérêt et profit à se vautrer dans ces marécages, il faut neutraliser et même évincer, celui qui nous propose en échange, sa pureté, son humilité, sa douceur, et jusqu’à sa vie divine.

            N’est-ce pas Lui qui – aujourd’hui encore – incite à la  rébellion contre les dictatures de l’injustice, de la violence, de l’égoïsme ?

            Donc – logique oblige – chasse à ces rebelles de fans. Et voilà le christianisme la religion la plus persécutée du monde, violemment, insidieusement, cyniquement. Et pour cause !

            Car, c’est bien eux, toujours et partout – à s’insurger contre tout c eu qui porte atteinte à l’Enfant dans son innocence, à le protéger toujours et partout, en sa vulnérabilité.

            Mais en eux, n’est-ce pas à Lui, qu’on en veut ? L’Eglise lapidée, c’est Lui flagellé.

           

            Mais qui donc sévit en coulisse ? Qui donc provoque ce déferlement de haine contre ce qu’il y a de plus innocent, faible et fragile, donc de plus beau au monde ?

            C’est quelqu’un qui s’est révolté contre la seule perspective de se prosterner devant un bébé in sinu, puis dans les bras d’une toute jeune fille, en lui décernant son titre : mon Créateur, c’est toi ! Réplique de Lucifer : non serviam ! Servir un tel Dieu, ça, jamais !

            Aussi, dès qu’il est là, il actionne ses sbires, les Hérodes de tous les temps. Il ne supporte pas un tout petit, car chacun lui en rappelle un autre : le Tout Autre.

            Il ne tolère pas une jeune vierge : en chacune, il en reconnaît une autre … Il se déchaîne contre les familles : chacune le renvoie à un bled méprisable : Nazareth.

 

 

 

Ce tribunal d’enfants qui pointe à l’horizon.

 

              Bref,  Hérode ne cesse sa chasse aux compagnons et compatriotes (en humanité) de ce Petit.

            Mais voici : tous les Hérodes disparaissent de la scène les uns après les autres. «  Tous ceux qui en veulent à la vie de l’Enfant, sont morts. » Mais cet Enfant est toujours là. On peut éliminer tous les enfants, sauf Celui-là. Car, c’est Lui qui en finale de match-duel, a tué la mort. Il en est sorti vainqueur à tout jamais. Cet Enfant est éternellement vivant, en même temps qu’éternellement enfant. Toutes les persécutions peuvent se déchaîner sur son corps –Eglise qui paraît si frêle, elle en sort victorieuse, continuant inlassablement à présenter l’Enfant-Roi à l’adoration des peuples.

            C’est donc Lui – l’Enfant de Bethléem- qui va se dresser, en Roi des peuples. Tous les Hérode devront comparaître devant Lui. Toutes les nations seront convoquées à son tribunal royal. Tous le verront. Tous l’entendront. Je vous préviens vous qui Le persécutez en ses frères, en ses petits semblables : vous aurez du sang sur les mains. Vous devrez en répondre. Vous l’entendrez : «  J’étais une maman en détresse, et vous ne m ‘avez pas accueilli. Surtout, vous l’entendrez dire avec une infinie tendresse : «  Merci, merci de m’avoir reçu, accueilli, protégé, soigné, entouré, surtout aimé ! Pour toi, le Royaume ! »

            Il ne sera pas seul à juger. Tous les petits enfants martyrs, tués finalement en haine de la vie, c'est-à-dire de Lui qui est La Vie en personne, siègeront au tribunal. Si les enfants innocents de Bethléem, sont célébrés comme les tout premiers martyrs du Christ, c’est qu’ils ont été massacrés à cause de Lui, pour Lui, en avance de Lui. Et ceux qui le sont aujourd’hui le sont aussi…. Ils sont déjà les grands vainqueurs. Ils forment la Haute Cour constitutionnelle du Royaume éternel. Ce seront eux qui jugeront le monde parce que par eux aussi le monde sera sauvé (Notre Seigneur à sœur Faustine).

            Je termine en vous adjurant, vous qui jetez à la poubelle l’Enfant Royal et l’enfant sans projet parental : venez vous prosterner devant Lui. Avant qu’il ne soit trop tard. Vivez avec Lui  une rencontre de douce tendresse, pour vous éviter ce très sale quart d’heure qui risque de vous attendre.

            De toutes manières, tous vos efforts sont vains. Vous tuez les corps, mais leurs âmes sont immortelles. Pourquoi gaspiller tant d’énergies pour rien. Toutes vos attaques sont en définitive stériles. Ne compromettez pas votre avenir ! N’oubliez pas demain ! Et demain peut être ce soir ![1]

                                                                       Daniel Ange

                                               Aux Carceri d’Assise

            Nuit du passage d’année

31 décembre 2010 – 1er janvier 2011

 

 

 

[1] . Pour compléter : voir mon Introduction à  « Ces enfants partis dès l’aube »,  paraissant en février chez Téqui.