Eglise, mon amour - Jeunesse-Lumière
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Mon Eglise, t’y touche pas !

 

II 

 

Que soit prophétique ton regard, transperçant les apparences.

 

           L’Eglise, regarde-là avant tout là où elle est la plus ressemblante à Jésus, la plus fidèle,  la plus ardente en son amour, bref, la plus éclatante de beauté. Car dès ici- bas, dès maintenant, c’est vrai qu’elle resplendit d’une lumière que les ombres ne voilent que partiellement.

          Dis-moi : sans elle, qui donc aurait jamais entendu parler de Jésus, aurait  jamais pu avoir la Bible en main ? Quel est le berceau où naît la Parole de Dieu et l’écrin qui protège ce diamant, sinon l’Eglise ? C’est le peuple de Dieu qui reçoit et transmet la Parole même de Dieu. Bien plus : qui aurait jamais pu rencontrer Jésus, Lui en personne, faire sa vie avec Lui, recevoir ses pardons et sa chair et par-dessus tout, être conduit au Ciel, recevoir le visa nous en ouvrant l’entrée ? Et que serait le monde, si Jésus n’avait pu, après son bref passage sur notre petite planète, continuer à vivre son Evangile, à guérir, et délivrer, bénir et sauver les continents au long des siècles et millénaires ?

          Quelle est la première institution d’emblée internationale (Thomas aux Indes et en Chine) présente dans tous les peuples, parlant toutes les langues, s’exprimant dans toutes les cultures, qu’elle veut respecter ?

            Quelle autre famille peux-tu retrouver sous toutes les longitudes et latitudes, des frères et sœurs de chair et de sang – ceux du même Jésus – pour t’accueillir chez eux ? L’Eglise ! Avec elle, nulle part, tu ne seras seul.[1]

            Quel leader politique aujourd’hui est capable, sur une simple invitation de rassembler un à deux millions de jeunes, n’importe où dans le monde ?

            Quel parti, quel organisme est capable de rassembler chaque dimanche – et surtout aux grandes fêtes -  des croyants  par dizaines de milliers en France, par millions dans le monde ? L’Eglise !

 

Partout où l’homme rêve de beauté, elle stimule sa créativité !

 

            Pense au domaine de la culture et de l'art. Partout et toujours, qui donc a protégé et sauvé ce que l'homme a créé de plus beau, de plus génial, de plus humain ?  L’Eglise !  En Europe, la grande majorité des chefs-d’œuvre ne sont –ils pas chrétiens ?

                  Pour que les églises soient dignes de la beauté de Dieu, elle a accueilli, encouragé, protégé tout ce que l’homme pouvait imaginer, inventer, créer de plus génial. Styles architecturaux, arts décoratifs se sont ainsi faits serviteurs de la beauté divine.  Qui a construit les églises du Kremlin[2], Chartres, Sainte Sophie sans parler des grands chefs-d’œuvre musicaux ? Qui a inspiré les chorals de Bach ou les messes de Mozart [3]? En littérature, qui a inspiré Dante et Shakespeare, Dostoïevski et Soljenitsyne ?

            Messieurs les juges de l’Eglise, dites-le moi : pour être cohérents, il vous faut dynamiter chapelles romanes et cathédrales gothiques (signes ostensibles s’il en est), vider salles de concert et musées de la moitié des chefs-d’œuvre, et bonjour hôtels et offices de tourisme !

 Partout où l’humanité est souffrante, toujours elle est présente.        

            L’Eglise, regarde-la aux avant-postes de l’humanité blessée, humiliée, menacée ! Partout où l’homme crie, elle prie. Partout où il tombe, elle accourt : me voici !

            La voilà partout où l’homme est  blessé, malade, éprouvé  pour le soigner, le relever, le guérir. Simplement l’aimer. Pendant des siècles, qui donc a créé les premiers orphelinats, écoles, léproseries, hôpitaux, dispensaires, maternités, mouroirs? L’Eglise ! Et de nos jours, qui tient la majorité des premières  maisons d’accueil pour femmes enceintes, prostituées, sortants de prison, sidéens, enfants des rues,  jeunes délinquants ? Presque toujours et partout des baptisés ! Bien avant que les États ne prennent, en partie seulement la relève[4].

            Quand les lépreux sont relégués dans l’enfer de Molokaï, un seul ose y plonger. Qui ? Un prêtre catholique : Damien. Il y devient lépreux.

            Et qui donc en Chine profonde, avec les pauvres moyens du bord, se dépensent sans compter auprès des orphelins, lépreux, handicapés, malades ? Qui sinon ces admirables petites consacrées catholiques réduites à la clandestinité car interdites par le régime, simplement parce qu’indéfectiblement fidèles au pape[5] .

           L’Église, je l’ai vu resplendir sur le visage de ces infirmiers-infirmières quittant leur pays [pour  deux ans ou toute leur vie] et s’enfouissant au fin fond de la steppe sibérienne, de la brousse subsaharienne, des forêts tropicales ou des rizières du Sud-est asiatique, pour simplement soigner au long des jours : un lépreux, un cancéreux, un sidéen. Pour consoler un enfant qui pleure. Sauver un enfant des rues, une poussière de vie... Réconforter une famille endeuillée. Entourer l’orphelin de tendresse. Aider un mourant à passer paisiblement sur l’autre rive.

           Et qui se dévoue  sans compter dans les populations les plus marginalisées du globe : pygmées en Afrique, indiens en Amazonie, dalits (intouchables) en Inde ?  Qui va  partager les conditions infra-humaines des plus déshérités dans bidonvilles et favellas ? Et pourquoi donc les chrétiens sont ils persécutés en Inde ? (Etat d’Orissa l’an dernier : 7000 maisons détruites, 500 000 réfugiés).  Parce qu’ils osent soigner, éduquer, élever, cette caste des intouchables, méprisée par tous, mais aimée des chrétiens. Une amie musulmane Afghane m’avouait avoir été sauvée par des sœurs Catholiques dans l’unique hôpital de son pays à l’époque.

            Non et non ! Qui crève de faim, ce n’est pas son karma/destin qu’il faut respecter, c’est l’enfant de Dieu qu’il faut aimer. Qui le dit ? L’Evangile de Jésus. Qui le vit ? Le disciple de Jésus.

              Qui a lancé la Croix Rouge Internationale sauvant des gens par millions ? Un grand chrétien : Dunant. Sans parler du fantastique travail de Caritas International, du Secours Catholique, mobilisant la solidarité chrétienne à chaque catastrophe.

           Non, il n’y a pas que quelques malheureux pédophiles. Il y a des admirables Abbé Pierre, des sœurs Emmanuelle, Elvira, des Mère Téreza, des Chiara Amirante, des Jean Vanier, par milliers et milliers mais qui ne crèveront jamais le petit écran. [6]

           Messieurs les Juges de l’Eglise, dites-le moi : vraiment, vous voudriez l’éliminer de la terre ? Aimeriez-vous qu’elle ferme ses milliers d’hôpitaux, d’orphelinats, de centres sociaux et médicaux, de maisons pour handicapés, SDF, drogués, sortis de prison ? Est-ce vous qui partirez soigner les millions de malades se retrouvant à la rue ?

           Dites-le moi, beaucoup d’entre vous vivraient-ils, si leurs ancêtres n’avaient  pas été soignés, sauvés dans les «  Hôtels Dieu » de l’Eglise, les seuls hôpitaux de l’époque ? Et aujourd’hui, combien dans vos familles préfèrent confier les plus âgés aux petites sœurs des Pauvres ?

           Bref, partout où l’humanité est souffrante, l’Église est présente,  toujours! Partout où elle est blessée, l’Église est impliquée,  toujours! Partout où elle est en détresse, l’Église donne sa tendresse, toujours. La sienne ? Celle de Dieu !

           Sur terre, les rayons de la gloire divine se réfractent en ces millions d’étoiles d’amour. Chaque acte d’amour est une pépite de gloire. Chaque acte de générosité nous prépare une éternité de gloire. C’est là que la lumière du ciel transparaît sur le visage de l’Épouse. 

           Oui, l’annuaire de la charité divine : ses pages se comptent par milliers ! Ou plutôt : ne se comptent plus !

            Rien que chez les Catholiques, qui donc comptera les milliers de martyrs de la Charité ? Chaque année, une trentaine de prêtres et consacrés, sont tués parfois par ceux-là même qu’ils servent sans compter et qu’ils refusent d’abandonner, cela au prix de leur sang. Pourquoi  donc les reléguer aux oubliettes ?

  Partout où l’homme doit être élevé, elle est toute donnée.

            Idem pour le monde de  l’éducation,  de la formation,  de  l’enseignement. Qui donc a créé, géré, entretenu les premiers et quasi-totalité des écoles du primaire à l’université partout en Europe, quand les barbares avaient ratiboisé l’empire romain. Et cela jusqu’à la Renaissance. Par qui ont été transmis les trésors de la culture greco-latine sinon par les écoles monastiques ou cathédrale.

           Qui donc a apporté l’éducation et donc la civilisation en Amérique du Nord, Centre et Sud, en Afrique, Asie et Australie ? Les audacieuses religieuses accompagnant colons et missionnaires. Qui a transcrit phonétiquement les traditions orales, mis par écrit les langues sinon les premiers missionnaires ?

          Qui donc a lancé le scoutisme, formant magnifiquement des jeunes par millions ? Un grand chrétien : Baden Powell. Qui a lancé ces JMJ rassemblant par millions des jeunes du monde entier ? Un pape. Qui a fondé ce formidable mouvement de jeunesse que fut la JOC et ses dérivés ? Joseph Cardinal Cardjin.

           Messieurs les juges de l’Eglise : dites-le moi, seriez-vous ici si certains de vos ancêtres, sinon tous, n’avaient pas étudié dans des écoles de l’Eglise, été formés dans ses nombreux mouvements de jeunesse ?

         Encore ceci : dans tous ces établissements hospitaliers ou scolaires, tous sont soignés ou éduqués sans aucune discrimination de race. Des congrégations entières, c'est-à-dire des milliers de religieux(\(\(\(\(ses) s’y sont et  s’y consacrent encore totalement.

           Et… question : pourquoi donc dans tant d’écoles, comme d’hôpitaux les non chrétiens les préfèrent-ils à ceux de l’Etat, sinon parce que l’éducation y est plus sérieuse, ou les soins prodigués avec  plus d’humanité ?

         Messieurs les juges de l’Eglise, dites-le moi franchement: pour combien de vos propres enfants avez-vous préféré une école catho ? Voulez-vous fermer ces dizaines de milliers d’écoles de la maternelle à l’université, et prendre en charge vous-même les millions d’élèves ainsi éjectés [7]?

          Voulez-vous les éjecter sur le trottoir ?

         Et quand tout s’écroule dans un pays, l’infrastructure sociale, médicale, scolaire – quelles sont les écoles et hôpitaux à fonctionner encore ? Uniquement ceux de l’Eglise. Pourquoi ?  Parce qu’on y travaille même sans salaire, pour le seul amour de Jésus en ses pauvres. Et grâce à quelles ressources ? La générosité des baptisés à travers le monde. C’est là qu’il faut chercher les mythiques «  richesses du Vatican ».

 

 Partout où menace la mort : jamais elle ne s’endort !

 

            Et aujourd’hui, qui donc s’insurge contre cet esprit de mort qui vise l’extermination lente non pas d’une seule race mais de l’humanité ? Qui donc protège la vie là où elle est la plus fragile, la plus faible, donc la plus menacée ?Qui donc arrache l’homme à la gueule de l’homme quand l’homme devient un loup pour l’homme ? Qui donc s’interpose - telle une maman-lionne protégeant ses petits -  pour que les plus petits ne soient pas tués dès leur premier berceau devenu le lieu le plus menacé du monde ? Quand une pauvre femme ne peut garder son petit qui donc se pointe pour le recueillir ? Quand  un môme est abandonné dans une rue, qui se précipite pour l’adopter ?

              Qui, sinon l’Eglise ? Encore et toujours elle !

            Qui a été tellement admiré par tant de non-catholiques, de non chrétiens et même de non croyants, sinon ce champion de la vie que fut Jean-Paul II, le seul pouvant crier au nom de toute la race humaine.[8]

            Qui  donc se bat courageusement quand la famille est outrageusement attaquée, sapée, décomposée. Qui est alors, inconditionnellement, du côté des petits blessés, ces « orphelins de parents vivants ».

            Qui, sinon l’Eglise ?

            Qui donc se révolte contre cet atroce commerce sexuel international des jeunes et des enfants, et qui se bat – mains nues – contre tout ce qui le provoque[9]. Quidonc est, ici encore, du côté des victimes de l’égoïsme, et de l’impureté des adultes ?

             Qui donc dans le drame récemment devenu public, se met résolument maintenant – trop tard, il est vrai - du côté de ces petits innocents (le pape pleurant avec eux à Malte)

            Qui donc sauve des jeunes par centaines de milliers du Sida ? Qui donc leur donne le courage de lutter, avec les armes 100 % fiables de la libérante  chasteté et de la joyeuse fidélité ? Certains payant le prix du sang pour en attester la beauté[10].  Qui, sinon l’Eglise, pape en tête ?

            Qui donc donne  la relation juste en amour et vérité, entre l’homme et la femme, quand – le bon sens humain perdu- on ose réduire leurs belles différences spécifiques- donc complémentaires à une simple idée culturelle, et que les mots  parents, familles, couples ne veulent plus rien dire à force de géométrie variable ?

            Qui donc hurle au nom des petits, quand on leur impose 4 ou  5 « parents »  (biologique, par insémination, mère porteuse, mère acheteuse, et parfois devant dire « maman » à un monsieur barbu !) ?

            Qui donc s’est battu pendant des siècles pour protéger la femme contre l’esclavage où l’homme veut toujours la réduire (conséquence dramatique du péché prototype) pour la réhabiliter comme Jésus l’a fait, ramener l’homme et la femme au vis-age à vis-age originel  dans la parfaite égalité et soumission mutuelle ? Pour promouvoir son rôle dans la société, pour respecter sa totale liberté dans le mariage – condition sine qua non de validité ?[11]Allant jusqu’à les glorifier, les canoniser à la face du monde, pour que les générations les admirent ?

            Oui, qui donc, sinon l’Eglise de Jésus ? Encore et toujours elle !

            Contraste saisissant avec ces zones du globe où aujourd’hui encore la femme, «être inférieur, «  n’ayant que la moitié du cerveau de l’homme »  est interdite d’école, de rôle public, lynchée en public  quand adultère (jamais l’homme !), alors que Jésus, lui, prend sa place, en étant lui-même lynché quelques jours plus tard après avoir renvoyé les hommes à leur responsabilité[12]

 Quand se corrompt la politique, elle se fait critique et s’implique.

            Qui a donné  le sens et l’amour du travail, faisant longtemps de l’Europe et de l’Amérique du Nord  le continent le plus avancé économiquement  sinon l’Eglise, (monastères : fermes modèles) parce que condamnant – aujourd’hui plus que jamais- toute tricherie, paresse, exploitation, injustice sociale et donnant au travail ses lettres de noblesse et au devoir d’état, une valeur divine : sanctifiés par Dieu lui-même. Qui dit mieux ?

            Qui  a donné aux continents christianisés d’être pendant des siècles en tête des découvertes scientifiques et donc de la high tech, sinon l’Eglise, en désacralisant la nature, en valorisant la raison humaine, en encourageant la recherche ?[13]

             Qui  cherche à humaniser le monde politique et économique, en fustigeant magouilles et corruptions – ces virus minant les gouvernements, sapant des nations entières.

            Et quand le chaos économique et politique est total, à qui donc les politiciens font-ils appel bien souvent ? A des évêques, des prêtres car on les sait ayant la confiance du peuple car indemnes du virus de la corruption.[14]

           Qui, dans les régions les plus défavorisées du globe se dépense sans compter pour la justice sociale[15], quise met courageusement du côté des plus pauvres  jusqu’à y laisser sa peau ? [16]

            Encore et toujours des disciples de Jésus, évêques et consacrés en tête.

            Enfin,  qui  donc a infusé à l’humanité  ce sens de la personne tout court, unique au monde, spécialement de celle qui est faible, fragile, handicapée, ce respect du pauvre et du petit qui marque – encore pour un peu de temps-  notre société. Nous en vivons telle une voiture en panne sèche mais roulant sur l’élan donné. Si vous en saviez l’origine et les racines, vous pourriez renier ces valeurs.

 Partout où l’homme est écrabouillé, des pasteurs au créneau sont montés.

         Qui donc a joué un rôle n° 1 dans la libération de l’oppression totalitaire  des peuples d’Europe de l’Est ? Ce sont les baptisés fervents qui ont eu le courage de refuser de pactiser avec l’idéologie, qui se sont insurgés contre elle, au prix des tortures, de la déportation et souvent de la mort. Ce sont ces foules d’ouvriers du syndicat Solidarnosc, prouvant au monde que  le christianisme est le calcium du peuple, là où le communisme en était l’opium. Jean- Paul II n’est-il pas l’acteur de premier plan de cette implosion[17]. L’Eglise, encore et toujours elle, jalouse de la liberté de l’homme, se battra toujours contre tout ce qui peut l’entraver.

            Qui en 1937 s’est insurgé contre l’euthanasie massive des handicapés par Hitler ? Sinon les Faulhaber, von Galen, et bien d’autres.[18]

            Qui a hurlé lors des rafles juives en France, sinon les Salièges ?

            Qui, sous les dictatures communistes a rugi, pour sauver la liberté, sinon les Mindzenty, Stepinac, Slipiy, Wiscinsky, sans parler des innombrables prêtres orthodoxes ou catholiques ?

            Qui sont les Pères fondateurs de l’Union Européenne, sinon de fervents chrétiens ? (R. Schumann, Otto de Habsburg, De Gasperi, K. Adenauer, de Gaulle)

            Quels hommes ou femmes politiques se sont courageusement battus pour faire respecter la liberté et l’existence même des plus faibles, des plus menacés, sinon de fervents chrétiens : Roi Baudouin de Belgique, Grand Duc Henri de Luxembourg, Christine Boutin en France, etc…

           Qui a osé crier à la mafia en son fief de Palerme : «  Vous avez du sang sur les mains, vous devrez en répondre devant Dieu ! » Et l’héroïque juge Falcone et le prêtre Don Puglisi le paieront de leur vie.

              Qui a  osé marteler devant Duvalier le dictateur de Haïti : «  Il faut que cela change ! »

              Qui, sinon Jean-Paul II !

              Qui a osé braver Marcos, celui des Philippines : neutralité égale complicité – qui, sinon le Cardinal Sin ?

          Qui s’est offert de prendre la place d’une fille condamnée à être lapidée, sinon un évêque catholique au Nigéria, dans l’indifférence du monde ?

            Qui, au Pakistan ose dénoncer la loi des blasphèmes, condamnant à mort pour une seule dénonciation, sinon les évêques. Encore et toujours eux !

             Qui, au Mexique, dénonce les stérilisations forcées, les exactions mortelles des narco-trafiquants, et en RDA le viol massif comme arme de guerre, sinon les pasteurs de l’Eglise ?

             Qui, en France, dénonce les expulsions des Roms, les conditions de détention des immigrés ?

 

 Au fond de l’enfer, qui donc fait jaillir la lumière ?

 

            Tout cela, c’est au niveau naturel, humain – statistiquement, historiquement, géographiquement constatable – même un bon petit ado païen peut le comprendre. Mais il y a tellement plus !

           Qui donc dans les pires détresses, les plus terribles épreuves, les situations les plus désespérées, apporte réconfort, consolation, courage ? Qui donc, sinon les Baptisés c'est-à-dire l’Eglise ! Encore et toujours elle !

            Comment y arrive t-elle ? Non en prodiguant bonnes paroles ou judicieux conseils, comme le ferait avec compétence tout bon psy, mais en offrant ce Jésus, le seul qui jamais, au grand jamais ne laisse seul. Qui vient habiter  toute souffrance de sa douce présence. Le seul à pouvoir donner un peu de douceur et même de joie qui n’est pas de cette terre, qui est d’Ailleurs et d’Au-delà. Tu en veux des preuves ? Que de beaux témoins pourraient monter ici à la barre ? [19] Regarde Chiara Luce, torturée par un cancer des os à 16 ans : d’où lui vient cet éclatant sourire irradiant et son visage et son entourage ?

            Au sein des pires horreurs, qui donc suscite tant d’actes de splendeur ? En plein cauchemar des guerres, que de rayons de lumière ! Tant d’actes de générosité, de dévouement, de pur héroïsme pour sauver, protéger des vies humaines au risque et souvent au prix de la sienne propre.  Des preuves ? Einstein affirmait qu’aucune institution sociale n’a autant fait que l’Eglise pour arracher des Juifs à la Shoah. Des milliers de baptisés sont partis en camp de concentration pour le seul crime d’avoir caché leurs « frères aînés » [20] que Benoît XVI aime appeler : nos pères dans la foi.        

            Des preuves ? Un exemple entre 1 000 : ces 40 jeunes massacrés dans leur dortoir, ou ces 30 enfants dans leur école, au Burundi, et au Rwanda…. Pourquoi ? Pour avoir refusé de se séparer par ethnies, alors que la moitié auraient eu la vie sauve. D’où leur vient un tel courage ? Sinon de Jésus. Et comment Celui-ci habite t-il leur Cœur, sinon grâce à l’Eglise qui nous Le donne. Encore et toujours elle !

             Bref, au fond de l’enfer, voilà le Ciel ouvert ! Grâce à qui ? L’Eglise !

 

 Qui donc peut supprimer la souffrance  dynamitant ses causes ?

 

          Plus profondément que cette guerre que mène l’Eglise sur le front de la souffrance, permettant d’en soulager une multitude, elle porte son combat à la racinemême de la souffrance. Je pose la question ? Où donc s’origine  quelque 80 % de nos souffrances ? Des catastrophes naturelles ? Il n’y a tout de même pas de séismes, tsunamis, volcans, à chaque instant en chaque lieu de la terre ! A 80 % minimum, elles n’ont qu’une seule cause : les milliards de péchés quotidiens, réformant, actualisant le péché prototype. Si tu supprimes orgueil, égoïsme, impureté, ressentiment, vengeance, jalousie, haine, course effrénée au savoir, au pouvoir, à l’avoir, etc… origine de tant et tant de souffrances en toi et par toi autour de toi : comme le monde serait plus heureux !

        Or, qui donc a le pouvoir de pulvériser à la racine de telles forces destructrices, sinon ce Dieu venu en personne se battre mains nues contre ces démons, les terrasser par sa victorieuse Résurrection. Cela en se faisant lui-même….assassin : n’a-t-il pas tué la haine en sa chair ? ( Eph  2,14)

         Qui donc peut arracher du cœur humain vengeance, ressentiment, haine, et donner de par-donner, dans des circonstances où l’homme laissé à lui-même est incapable de le faire ?

          Qui, sinon ce Jésus que nous donne l’Eglise ?

         Des preuves ? La famille de la petite Jeanne-Marie, pardonnant à son assassin et suppliant pour qu’il devienne un saint. Les parents de Chantal désirant adopter Frédéric, le meurtrier de leur fille… Dis-moi, d’où vient cet héroïsme, sinon de Jésus vivant en son Eglise ?

 

Qui donc m’ouvre le Ciel, dès ce jour et pour toujours ?

 

            Et Lui seul peut assassiner ces monstres en moi. Comment ? Non par de belles exhortations moralisantes comme d’autres religions pourraient le faire, ni d’abord par les beaux exemples de ses saints, mais en me donnant cet Esprit de Force capable de me transfuser – antidote à tout venin de serpent – le Sang de l’Amour. Et  donc de la douceur, de l’humilité, de la générosité, du service des autres, de la chasteté, de la pauvreté, de la justice, etc.. qui sont de telles sources de bonheur intérieur, où d’autres viennent puiser.

 

            Mieux encore : tous ces péchés qui me détruisent au-dedans, minent mes relations, sapent mes actions, où donc sont-ils très précisément dynamités ? Dans le sacrement du pardon, où Jésus en personne vient Lui-même neutraliser ces mines anti-personnelles, dégoupiller ces grenades explosives. Et par qui donc passe Jésus pour cette opération chirurgicale d’esthétique, me rendant ma beauté divine ? Par un pauvre homme pécheur, qui lui-même ne vit que de pardon en pardon reçus et donnés : un prêtre ! Quidira jamais la paix retrouvée,  le soulagement ressenti, la joie  éprouvée en sortant d’une confession où enfin, enfin, j’ai pu jeter le fardeau écrasant sur les épaules de l’Agneau de Dieu, et laissé le Sauveur faire en moi son métier. Supprimer le sacerdoce, c’est laisser l’homme en enfer. A l’heure où l’on ne parle que de ces quelques misérables prêtres (même pas 1% dans le monde – bien sûr, beaucoup trop !) – qui  donc parle de ces prêtres par dizaines de milliers, vivant héroïquement un don d’eux-mêmes, total, au service des plus pauvres, au risque et surtout au prix de leur vie, dans des situations dramatiques de guerre ou de misère, refusant d’abandonner leur peuple, quand tous se défilent.[1] Quelques prêtres pédophiles, mais des dizaines de milliers de prêtres théophiles.

 

            Et où donc, se puise la force de se donner sans compter, jusqu’au don suprême de sa vie, jusqu’à verser son propre sang pour que le sang humain ne soit plus gaspillé, sinon de ce même Jésus… toujours Lui ! Lui qui irrigue mes veines de son sang versé et s’unit à ma chair avec sa propre chair livrée – en jargon catho : l’Eucharistie – afin que Lui et moi ne soyons qu’une seule chair et un seul cœur. Et qui donc me donne cette chair, cœur-même de Dieu ? Qui, sinon  l’Eglise – encore Elle !- Et comment ? Par ce pauvre bonhomme de prêtre, encore lui ![2]

 

            Et  qui  fait de moi un enfant de Dieu unique au monde, prince et princesse héritier(e) de tous les trésors  du Royaume ? Qui me transmet mon PHE – Patrimoine Héréditaire Ecclesial (la sainteté de tous les saints) ? Qui me donne mon CGB (Code Génétique Baptismal) ? L’Eglise, elle encore ! Et le plus souvent, par ses prêtres. Et, en finale de course terrestre, qui encore m’accompagne pour l’ultime voyage-passage ? Qui  veillera et priera à mon chevet ?  Qui m’ensevelira dignement et amoureusement ?Qui présentera mon âme au Roi du Ciel ? Qui prendra ma défense devant mon Juge, et me remettra tendrement dans les bras du Père par les mains d’une mère ? Qui, sinon l’Eglise sur la terre ? Qui m’accueillera joyeusement, sinon triomphalement dans l’éternelle  joie ? Qui, sinon l’Eglise des Anges et des saints. Et s’il me faut transiter par le stage dit du Purgatoire, pour y recevoir mon cœur d’enfant, et préparer mes yeux à voir Dieu face à face, sans en être aveuglé (parce que sur terre, je ne  l’aurais pas reconnu, voilé en son Eglise), qui alors interviendra pour accélérer cette ultime guérison, libération, maturation ? Qui ?  Sinon, l’Eglise, conjointement sur la terre et au Ciel ?[3]

 

         

 
Eglise, mon amour - Jeunesse-Lumière
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Mon Eglise, t’y touche pas !

 

II 

 

Que soit prophétique ton regard, transperçant les apparences.

 

           L’Eglise, regarde-là avant tout là où elle est la plus ressemblante à Jésus, la plus fidèle,  la plus ardente en son amour, bref, la plus éclatante de beauté. Car dès ici- bas, dès maintenant, c’est vrai qu’elle resplendit d’une lumière que les ombres ne voilent que partiellement.

          Dis-moi : sans elle, qui donc aurait jamais entendu parler de Jésus, aurait  jamais pu avoir la Bible en main ? Quel est le berceau où naît la Parole de Dieu et l’écrin qui protège ce diamant, sinon l’Eglise ? C’est le peuple de Dieu qui reçoit et transmet la Parole même de Dieu. Bien plus : qui aurait jamais pu rencontrer Jésus, Lui en personne, faire sa vie avec Lui, recevoir ses pardons et sa chair et par-dessus tout, être conduit au Ciel, recevoir le visa nous en ouvrant l’entrée ? Et que serait le monde, si Jésus n’avait pu, après son bref passage sur notre petite planète, continuer à vivre son Evangile, à guérir, et délivrer, bénir et sauver les continents au long des siècles et millénaires ?

          Quelle est la première institution d’emblée internationale (Thomas aux Indes et en Chine) présente dans tous les peuples, parlant toutes les langues, s’exprimant dans toutes les cultures, qu’elle veut respecter ?

            Quelle autre famille peux-tu retrouver sous toutes les longitudes et latitudes, des frères et sœurs de chair et de sang – ceux du même Jésus – pour t’accueillir chez eux ? L’Eglise ! Avec elle, nulle part, tu ne seras seul.[1]

            Quel leader politique aujourd’hui est capable, sur une simple invitation de rassembler un à deux millions de jeunes, n’importe où dans le monde ?

            Quel parti, quel organisme est capable de rassembler chaque dimanche – et surtout aux grandes fêtes -  des croyants  par dizaines de milliers en France, par millions dans le monde ? L’Eglise !

 

Partout où l’homme rêve de beauté, elle stimule sa créativité !

 

            Pense au domaine de la culture et de l'art. Partout et toujours, qui donc a protégé et sauvé ce que l'homme a créé de plus beau, de plus génial, de plus humain ?  L’Eglise !  En Europe, la grande majorité des chefs-d’œuvre ne sont –ils pas chrétiens ?

                  Pour que les églises soient dignes de la beauté de Dieu, elle a accueilli, encouragé, protégé tout ce que l’homme pouvait imaginer, inventer, créer de plus génial. Styles architecturaux, arts décoratifs se sont ainsi faits serviteurs de la beauté divine.  Qui a construit les églises du Kremlin[2], Chartres, Sainte Sophie sans parler des grands chefs-d’œuvre musicaux ? Qui a inspiré les chorals de Bach ou les messes de Mozart [3]? En littérature, qui a inspiré Dante et Shakespeare, Dostoïevski et Soljenitsyne ?

            Messieurs les juges de l’Eglise, dites-le moi : pour être cohérents, il vous faut dynamiter chapelles romanes et cathédrales gothiques (signes ostensibles s’il en est), vider salles de concert et musées de la moitié des chefs-d’œuvre, et bonjour hôtels et offices de tourisme !

 Partout où l’humanité est souffrante, toujours elle est présente.        

            L’Eglise, regarde-la aux avant-postes de l’humanité blessée, humiliée, menacée ! Partout où l’homme crie, elle prie. Partout où il tombe, elle accourt : me voici !

            La voilà partout où l’homme est  blessé, malade, éprouvé  pour le soigner, le relever, le guérir. Simplement l’aimer. Pendant des siècles, qui donc a créé les premiers orphelinats, écoles, léproseries, hôpitaux, dispensaires, maternités, mouroirs? L’Eglise ! Et de nos jours, qui tient la majorité des premières  maisons d’accueil pour femmes enceintes, prostituées, sortants de prison, sidéens, enfants des rues,  jeunes délinquants ? Presque toujours et partout des baptisés ! Bien avant que les États ne prennent, en partie seulement la relève[4].

            Quand les lépreux sont relégués dans l’enfer de Molokaï, un seul ose y plonger. Qui ? Un prêtre catholique : Damien. Il y devient lépreux.

            Et qui donc en Chine profonde, avec les pauvres moyens du bord, se dépensent sans compter auprès des orphelins, lépreux, handicapés, malades ? Qui sinon ces admirables petites consacrées catholiques réduites à la clandestinité car interdites par le régime, simplement parce qu’indéfectiblement fidèles au pape[5] .

           L’Église, je l’ai vu resplendir sur le visage de ces infirmiers-infirmières quittant leur pays [pour  deux ans ou toute leur vie] et s’enfouissant au fin fond de la steppe sibérienne, de la brousse subsaharienne, des forêts tropicales ou des rizières du Sud-est asiatique, pour simplement soigner au long des jours : un lépreux, un cancéreux, un sidéen. Pour consoler un enfant qui pleure. Sauver un enfant des rues, une poussière de vie... Réconforter une famille endeuillée. Entourer l’orphelin de tendresse. Aider un mourant à passer paisiblement sur l’autre rive.

           Et qui se dévoue  sans compter dans les populations les plus marginalisées du globe : pygmées en Afrique, indiens en Amazonie, dalits (intouchables) en Inde ?  Qui va  partager les conditions infra-humaines des plus déshérités dans bidonvilles et favellas ? Et pourquoi donc les chrétiens sont ils persécutés en Inde ? (Etat d’Orissa l’an dernier : 7000 maisons détruites, 500 000 réfugiés).  Parce qu’ils osent soigner, éduquer, élever, cette caste des intouchables, méprisée par tous, mais aimée des chrétiens. Une amie musulmane Afghane m’avouait avoir été sauvée par des sœurs Catholiques dans l’unique hôpital de son pays à l’époque.

            Non et non ! Qui crève de faim, ce n’est pas son karma/destin qu’il faut respecter, c’est l’enfant de Dieu qu’il faut aimer. Qui le dit ? L’Evangile de Jésus. Qui le vit ? Le disciple de Jésus.

              Qui a lancé la Croix Rouge Internationale sauvant des gens par millions ? Un grand chrétien : Dunant. Sans parler du fantastique travail de Caritas International, du Secours Catholique, mobilisant la solidarité chrétienne à chaque catastrophe.

           Non, il n’y a pas que quelques malheureux pédophiles. Il y a des admirables Abbé Pierre, des sœurs Emmanuelle, Elvira, des Mère Téreza, des Chiara Amirante, des Jean Vanier, par milliers et milliers mais qui ne crèveront jamais le petit écran. [6]

           Messieurs les Juges de l’Eglise, dites-le moi : vraiment, vous voudriez l’éliminer de la terre ? Aimeriez-vous qu’elle ferme ses milliers d’hôpitaux, d’orphelinats, de centres sociaux et médicaux, de maisons pour handicapés, SDF, drogués, sortis de prison ? Est-ce vous qui partirez soigner les millions de malades se retrouvant à la rue ?

           Dites-le moi, beaucoup d’entre vous vivraient-ils, si leurs ancêtres n’avaient  pas été soignés, sauvés dans les «  Hôtels Dieu » de l’Eglise, les seuls hôpitaux de l’époque ? Et aujourd’hui, combien dans vos familles préfèrent confier les plus âgés aux petites sœurs des Pauvres ?

           Bref, partout où l’humanité est souffrante, l’Église est présente,  toujours! Partout où elle est blessée, l’Église est impliquée,  toujours! Partout où elle est en détresse, l’Église donne sa tendresse, toujours. La sienne ? Celle de Dieu !

           Sur terre, les rayons de la gloire divine se réfractent en ces millions d’étoiles d’amour. Chaque acte d’amour est une pépite de gloire. Chaque acte de générosité nous prépare une éternité de gloire. C’est là que la lumière du ciel transparaît sur le visage de l’Épouse. 

           Oui, l’annuaire de la charité divine : ses pages se comptent par milliers ! Ou plutôt : ne se comptent plus !

            Rien que chez les Catholiques, qui donc comptera les milliers de martyrs de la Charité ? Chaque année, une trentaine de prêtres et consacrés, sont tués parfois par ceux-là même qu’ils servent sans compter et qu’ils refusent d’abandonner, cela au prix de leur sang. Pourquoi  donc les reléguer aux oubliettes ?

  Partout où l’homme doit être élevé, elle est toute donnée.

            Idem pour le monde de  l’éducation,  de la formation,  de  l’enseignement. Qui donc a créé, géré, entretenu les premiers et quasi-totalité des écoles du primaire à l’université partout en Europe, quand les barbares avaient ratiboisé l’empire romain. Et cela jusqu’à la Renaissance. Par qui ont été transmis les trésors de la culture greco-latine sinon par les écoles monastiques ou cathédrale.

           Qui donc a apporté l’éducation et donc la civilisation en Amérique du Nord, Centre et Sud, en Afrique, Asie et Australie ? Les audacieuses religieuses accompagnant colons et missionnaires. Qui a transcrit phonétiquement les traditions orales, mis par écrit les langues sinon les premiers missionnaires ?

          Qui donc a lancé le scoutisme, formant magnifiquement des jeunes par millions ? Un grand chrétien : Baden Powell. Qui a lancé ces JMJ rassemblant par millions des jeunes du monde entier ? Un pape. Qui a fondé ce formidable mouvement de jeunesse que fut la JOC et ses dérivés ? Joseph Cardinal Cardjin.

           Messieurs les juges de l’Eglise : dites-le moi, seriez-vous ici si certains de vos ancêtres, sinon tous, n’avaient pas étudié dans des écoles de l’Eglise, été formés dans ses nombreux mouvements de jeunesse ?

         Encore ceci : dans tous ces établissements hospitaliers ou scolaires, tous sont soignés ou éduqués sans aucune discrimination de race. Des congrégations entières, c'est-à-dire des milliers de religieux(\(\(\(\(ses) s’y sont et  s’y consacrent encore totalement.

           Et… question : pourquoi donc dans tant d’écoles, comme d’hôpitaux les non chrétiens les préfèrent-ils à ceux de l’Etat, sinon parce que l’éducation y est plus sérieuse, ou les soins prodigués avec  plus d’humanité ?

         Messieurs les juges de l’Eglise, dites-le moi franchement: pour combien de vos propres enfants avez-vous préféré une école catho ? Voulez-vous fermer ces dizaines de milliers d’écoles de la maternelle à l’université, et prendre en charge vous-même les millions d’élèves ainsi éjectés [7]?

          Voulez-vous les éjecter sur le trottoir ?

         Et quand tout s’écroule dans un pays, l’infrastructure sociale, médicale, scolaire – quelles sont les écoles et hôpitaux à fonctionner encore ? Uniquement ceux de l’Eglise. Pourquoi ?  Parce qu’on y travaille même sans salaire, pour le seul amour de Jésus en ses pauvres. Et grâce à quelles ressources ? La générosité des baptisés à travers le monde. C’est là qu’il faut chercher les mythiques «  richesses du Vatican ».

 

 Partout où menace la mort : jamais elle ne s’endort !

 

            Et aujourd’hui, qui donc s’insurge contre cet esprit de mort qui vise l’extermination lente non pas d’une seule race mais de l’humanité ? Qui donc protège la vie là où elle est la plus fragile, la plus faible, donc la plus menacée ?Qui donc arrache l’homme à la gueule de l’homme quand l’homme devient un loup pour l’homme ? Qui donc s’interpose - telle une maman-lionne protégeant ses petits -  pour que les plus petits ne soient pas tués dès leur premier berceau devenu le lieu le plus menacé du monde ? Quand une pauvre femme ne peut garder son petit qui donc se pointe pour le recueillir ? Quand  un môme est abandonné dans une rue, qui se précipite pour l’adopter ?

              Qui, sinon l’Eglise ? Encore et toujours elle !

            Qui a été tellement admiré par tant de non-catholiques, de non chrétiens et même de non croyants, sinon ce champion de la vie que fut Jean-Paul II, le seul pouvant crier au nom de toute la race humaine.[8]

            Qui  donc se bat courageusement quand la famille est outrageusement attaquée, sapée, décomposée. Qui est alors, inconditionnellement, du côté des petits blessés, ces « orphelins de parents vivants ».

            Qui, sinon l’Eglise ?

            Qui donc se révolte contre cet atroce commerce sexuel international des jeunes et des enfants, et qui se bat – mains nues – contre tout ce qui le provoque[9]. Quidonc est, ici encore, du côté des victimes de l’égoïsme, et de l’impureté des adultes ?

             Qui donc dans le drame récemment devenu public, se met résolument maintenant – trop tard, il est vrai - du côté de ces petits innocents (le pape pleurant avec eux à Malte)

            Qui donc sauve des jeunes par centaines de milliers du Sida ? Qui donc leur donne le courage de lutter, avec les armes 100 % fiables de la libérante  chasteté et de la joyeuse fidélité ? Certains payant le prix du sang pour en attester la beauté[10].  Qui, sinon l’Eglise, pape en tête ?

            Qui donc donne  la relation juste en amour et vérité, entre l’homme et la femme, quand – le bon sens humain perdu- on ose réduire leurs belles différences spécifiques- donc complémentaires à une simple idée culturelle, et que les mots  parents, familles, couples ne veulent plus rien dire à force de géométrie variable ?

            Qui donc hurle au nom des petits, quand on leur impose 4 ou  5 « parents »  (biologique, par insémination, mère porteuse, mère acheteuse, et parfois devant dire « maman » à un monsieur barbu !) ?

            Qui donc s’est battu pendant des siècles pour protéger la femme contre l’esclavage où l’homme veut toujours la réduire (conséquence dramatique du péché prototype) pour la réhabiliter comme Jésus l’a fait, ramener l’homme et la femme au vis-age à vis-age originel  dans la parfaite égalité et soumission mutuelle ? Pour promouvoir son rôle dans la société, pour respecter sa totale liberté dans le mariage – condition sine qua non de validité ?[11]Allant jusqu’à les glorifier, les canoniser à la face du monde, pour que les générations les admirent ?

            Oui, qui donc, sinon l’Eglise de Jésus ? Encore et toujours elle !

            Contraste saisissant avec ces zones du globe où aujourd’hui encore la femme, «être inférieur, «  n’ayant que la moitié du cerveau de l’homme »  est interdite d’école, de rôle public, lynchée en public  quand adultère (jamais l’homme !), alors que Jésus, lui, prend sa place, en étant lui-même lynché quelques jours plus tard après avoir renvoyé les hommes à leur responsabilité[12]

 Quand se corrompt la politique, elle se fait critique et s’implique.

            Qui a donné  le sens et l’amour du travail, faisant longtemps de l’Europe et de l’Amérique du Nord  le continent le plus avancé économiquement  sinon l’Eglise, (monastères : fermes modèles) parce que condamnant – aujourd’hui plus que jamais- toute tricherie, paresse, exploitation, injustice sociale et donnant au travail ses lettres de noblesse et au devoir d’état, une valeur divine : sanctifiés par Dieu lui-même. Qui dit mieux ?

            Qui  a donné aux continents christianisés d’être pendant des siècles en tête des découvertes scientifiques et donc de la high tech, sinon l’Eglise, en désacralisant la nature, en valorisant la raison humaine, en encourageant la recherche ?[13]

             Qui  cherche à humaniser le monde politique et économique, en fustigeant magouilles et corruptions – ces virus minant les gouvernements, sapant des nations entières.

            Et quand le chaos économique et politique est total, à qui donc les politiciens font-ils appel bien souvent ? A des évêques, des prêtres car on les sait ayant la confiance du peuple car indemnes du virus de la corruption.[14]

           Qui, dans les régions les plus défavorisées du globe se dépense sans compter pour la justice sociale[15], quise met courageusement du côté des plus pauvres  jusqu’à y laisser sa peau ? [16]

            Encore et toujours des disciples de Jésus, évêques et consacrés en tête.

            Enfin,  qui  donc a infusé à l’humanité  ce sens de la personne tout court, unique au monde, spécialement de celle qui est faible, fragile, handicapée, ce respect du pauvre et du petit qui marque – encore pour un peu de temps-  notre société. Nous en vivons telle une voiture en panne sèche mais roulant sur l’élan donné. Si vous en saviez l’origine et les racines, vous pourriez renier ces valeurs.

 Partout où l’homme est écrabouillé, des pasteurs au créneau sont montés.

         Qui donc a joué un rôle n° 1 dans la libération de l’oppression totalitaire  des peuples d’Europe de l’Est ? Ce sont les baptisés fervents qui ont eu le courage de refuser de pactiser avec l’idéologie, qui se sont insurgés contre elle, au prix des tortures, de la déportation et souvent de la mort. Ce sont ces foules d’ouvriers du syndicat Solidarnosc, prouvant au monde que  le christianisme est le calcium du peuple, là où le communisme en était l’opium. Jean- Paul II n’est-il pas l’acteur de premier plan de cette implosion[17]. L’Eglise, encore et toujours elle, jalouse de la liberté de l’homme, se battra toujours contre tout ce qui peut l’entraver.

            Qui en 1937 s’est insurgé contre l’euthanasie massive des handicapés par Hitler ? Sinon les Faulhaber, von Galen, et bien d’autres.[18]

            Qui a hurlé lors des rafles juives en France, sinon les Salièges ?

            Qui, sous les dictatures communistes a rugi, pour sauver la liberté, sinon les Mindzenty, Stepinac, Slipiy, Wiscinsky, sans parler des innombrables prêtres orthodoxes ou catholiques ?

            Qui sont les Pères fondateurs de l’Union Européenne, sinon de fervents chrétiens ? (R. Schumann, Otto de Habsburg, De Gasperi, K. Adenauer, de Gaulle)

            Quels hommes ou femmes politiques se sont courageusement battus pour faire respecter la liberté et l’existence même des plus faibles, des plus menacés, sinon de fervents chrétiens : Roi Baudouin de Belgique, Grand Duc Henri de Luxembourg, Christine Boutin en France, etc…

           Qui a osé crier à la mafia en son fief de Palerme : «  Vous avez du sang sur les mains, vous devrez en répondre devant Dieu ! » Et l’héroïque juge Falcone et le prêtre Don Puglisi le paieront de leur vie.

              Qui a  osé marteler devant Duvalier le dictateur de Haïti : «  Il faut que cela change ! »

              Qui, sinon Jean-Paul II !

              Qui a osé braver Marcos, celui des Philippines : neutralité égale complicité – qui, sinon le Cardinal Sin ?

          Qui s’est offert de prendre la place d’une fille condamnée à être lapidée, sinon un évêque catholique au Nigéria, dans l’indifférence du monde ?

            Qui, au Pakistan ose dénoncer la loi des blasphèmes, condamnant à mort pour une seule dénonciation, sinon les évêques. Encore et toujours eux !

             Qui, au Mexique, dénonce les stérilisations forcées, les exactions mortelles des narco-trafiquants, et en RDA le viol massif comme arme de guerre, sinon les pasteurs de l’Eglise ?

             Qui, en France, dénonce les expulsions des Roms, les conditions de détention des immigrés ?

 

 Au fond de l’enfer, qui donc fait jaillir la lumière ?

 

            Tout cela, c’est au niveau naturel, humain – statistiquement, historiquement, géographiquement constatable – même un bon petit ado païen peut le comprendre. Mais il y a tellement plus !

           Qui donc dans les pires détresses, les plus terribles épreuves, les situations les plus désespérées, apporte réconfort, consolation, courage ? Qui donc, sinon les Baptisés c'est-à-dire l’Eglise ! Encore et toujours elle !

            Comment y arrive t-elle ? Non en prodiguant bonnes paroles ou judicieux conseils, comme le ferait avec compétence tout bon psy, mais en offrant ce Jésus, le seul qui jamais, au grand jamais ne laisse seul. Qui vient habiter  toute souffrance de sa douce présence. Le seul à pouvoir donner un peu de douceur et même de joie qui n’est pas de cette terre, qui est d’Ailleurs et d’Au-delà. Tu en veux des preuves ? Que de beaux témoins pourraient monter ici à la barre ? [19] Regarde Chiara Luce, torturée par un cancer des os à 16 ans : d’où lui vient cet éclatant sourire irradiant et son visage et son entourage ?

            Au sein des pires horreurs, qui donc suscite tant d’actes de splendeur ? En plein cauchemar des guerres, que de rayons de lumière ! Tant d’actes de générosité, de dévouement, de pur héroïsme pour sauver, protéger des vies humaines au risque et souvent au prix de la sienne propre.  Des preuves ? Einstein affirmait qu’aucune institution sociale n’a autant fait que l’Eglise pour arracher des Juifs à la Shoah. Des milliers de baptisés sont partis en camp de concentration pour le seul crime d’avoir caché leurs « frères aînés » [20] que Benoît XVI aime appeler : nos pères dans la foi.        

            Des preuves ? Un exemple entre 1 000 : ces 40 jeunes massacrés dans leur dortoir, ou ces 30 enfants dans leur école, au Burundi, et au Rwanda…. Pourquoi ? Pour avoir refusé de se séparer par ethnies, alors que la moitié auraient eu la vie sauve. D’où leur vient un tel courage ? Sinon de Jésus. Et comment Celui-ci habite t-il leur Cœur, sinon grâce à l’Eglise qui nous Le donne. Encore et toujours elle !

             Bref, au fond de l’enfer, voilà le Ciel ouvert ! Grâce à qui ? L’Eglise !

 

 Qui donc peut supprimer la souffrance  dynamitant ses causes ?

 

          Plus profondément que cette guerre que mène l’Eglise sur le front de la souffrance, permettant d’en soulager une multitude, elle porte son combat à la racinemême de la souffrance. Je pose la question ? Où donc s’origine  quelque 80 % de nos souffrances ? Des catastrophes naturelles ? Il n’y a tout de même pas de séismes, tsunamis, volcans, à chaque instant en chaque lieu de la terre ! A 80 % minimum, elles n’ont qu’une seule cause : les milliards de péchés quotidiens, réformant, actualisant le péché prototype. Si tu supprimes orgueil, égoïsme, impureté, ressentiment, vengeance, jalousie, haine, course effrénée au savoir, au pouvoir, à l’avoir, etc… origine de tant et tant de souffrances en toi et par toi autour de toi : comme le monde serait plus heureux !

        Or, qui donc a le pouvoir de pulvériser à la racine de telles forces destructrices, sinon ce Dieu venu en personne se battre mains nues contre ces démons, les terrasser par sa victorieuse Résurrection. Cela en se faisant lui-même….assassin : n’a-t-il pas tué la haine en sa chair ? ( Eph  2,14)

         Qui donc peut arracher du cœur humain vengeance, ressentiment, haine, et donner de par-donner, dans des circonstances où l’homme laissé à lui-même est incapable de le faire ?

          Qui, sinon ce Jésus que nous donne l’Eglise ?

         Des preuves ? La famille de la petite Jeanne-Marie, pardonnant à son assassin et suppliant pour qu’il devienne un saint. Les parents de Chantal désirant adopter Frédéric, le meurtrier de leur fille… Dis-moi, d’où vient cet héroïsme, sinon de Jésus vivant en son Eglise ?

 

Qui donc m’ouvre le Ciel, dès ce jour et pour toujours ?

 

            Et Lui seul peut assassiner ces monstres en moi. Comment ? Non par de belles exhortations moralisantes comme d’autres religions pourraient le faire, ni d’abord par les beaux exemples de ses saints, mais en me donnant cet Esprit de Force capable de me transfuser – antidote à tout venin de serpent – le Sang de l’Amour. Et  donc de la douceur, de l’humilité, de la générosité, du service des autres, de la chasteté, de la pauvreté, de la justice, etc.. qui sont de telles sources de bonheur intérieur, où d’autres viennent puiser.

 

            Mieux encore : tous ces péchés qui me détruisent au-dedans, minent mes relations, sapent mes actions, où donc sont-ils très précisément dynamités ? Dans le sacrement du pardon, où Jésus en personne vient Lui-même neutraliser ces mines anti-personnelles, dégoupiller ces grenades explosives. Et par qui donc passe Jésus pour cette opération chirurgicale d’esthétique, me rendant ma beauté divine ? Par un pauvre homme pécheur, qui lui-même ne vit que de pardon en pardon reçus et donnés : un prêtre ! Quidira jamais la paix retrouvée,  le soulagement ressenti, la joie  éprouvée en sortant d’une confession où enfin, enfin, j’ai pu jeter le fardeau écrasant sur les épaules de l’Agneau de Dieu, et laissé le Sauveur faire en moi son métier. Supprimer le sacerdoce, c’est laisser l’homme en enfer. A l’heure où l’on ne parle que de ces quelques misérables prêtres (même pas 1% dans le monde – bien sûr, beaucoup trop !) – qui  donc parle de ces prêtres par dizaines de milliers, vivant héroïquement un don d’eux-mêmes, total, au service des plus pauvres, au risque et surtout au prix de leur vie, dans des situations dramatiques de guerre ou de misère, refusant d’abandonner leur peuple, quand tous se défilent.[1] Quelques prêtres pédophiles, mais des dizaines de milliers de prêtres théophiles.

 

            Et où donc, se puise la force de se donner sans compter, jusqu’au don suprême de sa vie, jusqu’à verser son propre sang pour que le sang humain ne soit plus gaspillé, sinon de ce même Jésus… toujours Lui ! Lui qui irrigue mes veines de son sang versé et s’unit à ma chair avec sa propre chair livrée – en jargon catho : l’Eucharistie – afin que Lui et moi ne soyons qu’une seule chair et un seul cœur. Et qui donc me donne cette chair, cœur-même de Dieu ? Qui, sinon  l’Eglise – encore Elle !- Et comment ? Par ce pauvre bonhomme de prêtre, encore lui ![2]

 

            Et  qui  fait de moi un enfant de Dieu unique au monde, prince et princesse héritier(e) de tous les trésors  du Royaume ? Qui me transmet mon PHE – Patrimoine Héréditaire Ecclesial (la sainteté de tous les saints) ? Qui me donne mon CGB (Code Génétique Baptismal) ? L’Eglise, elle encore ! Et le plus souvent, par ses prêtres. Et, en finale de course terrestre, qui encore m’accompagne pour l’ultime voyage-passage ? Qui  veillera et priera à mon chevet ?  Qui m’ensevelira dignement et amoureusement ?Qui présentera mon âme au Roi du Ciel ? Qui prendra ma défense devant mon Juge, et me remettra tendrement dans les bras du Père par les mains d’une mère ? Qui, sinon l’Eglise sur la terre ? Qui m’accueillera joyeusement, sinon triomphalement dans l’éternelle  joie ? Qui, sinon l’Eglise des Anges et des saints. Et s’il me faut transiter par le stage dit du Purgatoire, pour y recevoir mon cœur d’enfant, et préparer mes yeux à voir Dieu face à face, sans en être aveuglé (parce que sur terre, je ne  l’aurais pas reconnu, voilé en son Eglise), qui alors interviendra pour accélérer cette ultime guérison, libération, maturation ? Qui ?  Sinon, l’Eglise, conjointement sur la terre et au Ciel ?[3]